Les fabriques de Meurthe-et-Moselle

Contenu du Les fabriques de Meurthe-et-Moselle

Lunéville-Saint-Clément

La Faïencerie de Lunéville a été fondée en 1730 par Jacques Chambrette. En 1748 il mettra au point la terre de Pipe, dont la composition sera transmise à la Faïencerie de Niderviller, puis la terre de Lorraine. En 1753 on y compte deux cents ouvriers. La manufacture étant implantée dans le Duché de Lorraine, elle subit de lourdes taxes lors de ses exportations vers la France. C’est ainsi que Jacques Chambrette créa la Faïencerie de Saint-Clément en 1758, le village se trouve sur les terres des Trois-Evêchés. La même année il décéde, son fils et son gendre héritent chacun d’une manufacture. Cinq ans plus tard Paul-Louis Cyfflé intégre Saint-Clément et les deux faïenceries se séparent. 

Pendant cette période chacune acquiert sa réputation. Notamment Saint-Clément auprès de Marie-Antoinette pour décorer le Petit Trianon. Lunéville fut rachetée par Sébastien Keller en 1786 qui l'année suivante industrialise la manufacture. En 1888, mille trois cents ouvriers y travaillent. Les deux faïenceries sont réunifiées en 1892, lorsque Keller & Guérin rachètent Saint-Clément.

 

Longwy

La famille Boch a fondé les Faïenceries de Longwy en 1798 dans un ancien couvent carmélite. Avant de créer les célèbres émaux, ce sont des services de table qui y sont créés. Napoléon Ier en commande après sa visite de la ville le 10 octobre 1804. La manufacture gagne alors en renommée. Dans les années 1870, un engouement pour l’art chinois et japonais se développe en France. Pour lutter contre ce style différent de la faïence française, la famille Huart, nouveaux propriétaires de la manufacture, engagent Amédée de Carenza. En s’inspirant des créations asiatiques il crée les fameux émaux. Puis viendra l’Art Déco vers 1918 pour disparaître à la fin des années 30. La faïencerie n’aura cessé de se renouveler pour rester dans l’air du temps.