Les fabriques des Vosges

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Epinal

C’est en 1759 que La Grande Faïencerie fut fondée par François Vautrin, commandité par M. Pergaut, peintre de Stanislas. L’année suivante il céde ses droits à Vautrin qui en deviend le seul propriétaire. Bien qu’exempté de toutes charges et impositions il doit vendre la fabrique en 1766 au profit de Pierre-Joseph Lebon. Elle change de mains plusieurs fois. Florissante mais très souvent au bord de la faillite, elle ferme définitivement en 1835.

Vautrin fonde également en 1783 La Petite Faïencerie, celle-ci est spécialisée dans le cailloutage comme celle de Gérardmer. A l'instar de son aînée elle change plusieurs fois de main jusqu’à fermer en 1788.

 

Gérardmer

Avant d’être une faïencerie, la fabrique était une poterie remontant au moins à 1749. C’est en 1810 que Sébastien Roch eu l’autorisation de prendre des cailloux et du bois dans la forêt dominicale pour réaliser son cailloutage marbré. Une faïence ayant l’apparence du marbre. 

C’est une pâte tendre et extrêmement fine, n’ayant aucuns défauts. Etant donné qu’elle ne contient pas de carbonate de chaux aucunes petites fentes ou crevasses ne s’y forme. Cette pâte est elle-même formée de plusieurs pâtes de couleurs différentes ce qui donne ces différentes veines comme le marbre. On peut ainsi imiter le marbre brun, rouge et noir avec des liserés blancs. Cette pâte est recouverte d’un fin émail translucide mais aussi résistant que l’acier. Bien sûr différentes cuissons sont nécessaires pour obtenir cette dureté.

Gérardmer façonna différents services de table mais aussi d’autres objets comme des encriers. On trouve comme style du Louis XVI, du Directoire, de l’Empire et de la Restauration.