Gyp, la Parisienne

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Gyp la Parisienne

Gyp débute l’écriture dans la presse (La Vie Parisienne, l'Univers Illustré). Elle s’inspire de la société qu’elle connaît pour la dépeindre avec humour et sarcasme. Dans les titres de romans qu'elle choisit, elle se positionne aussi dans les problématiques sociétales : Autour du mariage, Autour du divorce...

Elle publie son premier roman en 1882 Petit Bob dont elle va emprunter le prénom pour signer ses propres dessins. Bob revient dans deux autres ouvrages Bob au salon (1888) et Bob à l'exposition (1889). Toute sa vie d'auteure, elle jouera sur ces deux pseudonymes masculins.

Détail  signature Bob Images_de_Bop_et_de_[
Gyp signe Bob
pour ses dessins
(détail, image BNF)

Dans la presse lorraine, les journalistes parlent de son travail, mais pas toujours de façon très élogieuse : « Gyp ne tient pas la corde, elle ne tient que la ficelle » écrit un journaliste au sujet de sa pièce en 5 actes Autour du mariage. En 1884, à la sortie de son livre Le monde à coté,  le journaliste qualifie Gyp de « malicieux auteur ». En 1888, Anatole France écrit deux articles dans la presse nationale sur elle qui vont la faire connaître davantage : Le Temps du 22 janvier 1888 à la sortie de son livre Les séducteurs et en septembre de la même année à la sortie de Loulou

Les journalistes et critiques littéraires sont donc partagés : tantôt elle est « la plus croustillante des femmes de lettres », ou la « spirituelle et mordante Gyp » ; on parle de sa « verve endiablée », mais aussi de ses « gamineries ». Elle est la plus parisienne des femmes de lettres mais ses origines lorraines sont toujours rappelées.

Gyp politique

À Neuilly, à son domicile, Gyp tient salon, prend position, écrit, provoque... Elle fait parler d'elle.

En pleine affaire Dreyfus, Gyp qui affiche ouvertement ses positions politiques est mélée à deux épisodes dont la presse fait mention.

En 1898, dans un de ses romans Le journal d'un grinchu, elle prend pour cible Jacques Trarieux. Cet ancien ministre dreyfusard intente un procès pour diffamation contre elle, c'est l'affaire Gyp-Trarieux.  Elle perd et est condamnée.

En 1900, Gyp est victime d'un enlèvement : elle sera retenue 2 jours par ses ravisseurs (12 et 13 mai 1900). La presse s'en fait l'écho mais on ne comprend pas très bien ce qui s'est réellement passé. C'est dans un article écrit après sa mort que le lecteur lorrain, qui a pu rester sur un épisode crapuleux, comprend enfin que ce sont bien les prises de positions politiques anti-dreyfusardes de Gyp qui lui ont valu cette mise en scène.

 

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