Gyp dans la presse après sa mort

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Gyp dans la presse

En 1934, l’Association des écrivains lorrains inaugure une plaque à sa mémoire sur le devant de l’immeuble du 8, place Carrière. Un hommage lui est rendu par le Président de l’association Pierre Boyé.

GYP, place Carrière Nancy
Gyp, plaque commémorative 8 place Carrière, Nancy

La presse reparle de Gyp lorsque en 1935 la mairie de Maxéville achète le château de Sauvoy : on rappelle qu’elle y a séjourné (de 1877 à 1880).

Les auditeurs de Radio-Paris en 1935 et 1937 peuvent également écouter ses textes comme Le mariage de Chiffon ou Miche.

À Nancy, le théâtre municipal donne à voir Peg mon coeur en 1935 mais aussi en 1942. 

Si les journalistes en 1936 dans un article parlant du kiosque de la Pépinière semblent avoir oublié les mots peu sympathiques employés par Gyp dans son roman Un raté et qui lui avaient valu les foudres des Nancéiens à l’époque, le quotidien d’Occupation l'Écho de Nancy ne se prive pas de rappeler aux souvenirs des lorrains Gyp, la « Petite Mirabelle » si antisémite en début de siècle.

Gyp l'ambiguë

Gyp / Bob / la Comtesse de Martel a régalé ses partisans, elle a énervé ses détracteurs.

De son vivant la presse parle d'elle. Mais après son décès en 1932 et la pose de la plaque en 1934, c'est uniquement dans le journal d'occupation que son souvenir est rappelé aux Nancéiens. 

De ses 120 romans dialogués, c'est Le mariage de Chiffon, « une délicieuse fantaisie » qui sort du lot par ses rééditions et l'adaptation cinématographique de 1942 par Claude Autan-Lara avec Odette Joyeux dans le rôle de Coryse allias Giffon.

L'Echo de Nancy, 14 novembre 1942
Affiche publicitaire pour Le mariage de Chiffon,
L'Echo de Nancy, 14 novembre 1942

« Qui lit encore Gyp aujourd'hui ? » C'est l'époque qu'elle dépeint qui nous fait nous intéresser à elle : la place des femmes, la place des femmes de lettres qui usent d'un pseudonyme masculin pour écrire. C'est l'ambigüité de son personnage qui nous donne envie d'aller la découvrir. C'est la presse de l'époque qui nous interpelle par son antisémitisme. Elle qui regardait le monde avec son face-à-main, regardons Gyp avec nos « binocles » du XXIe siècle !

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