Jeanne Weber dans la tourmente

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Quand le sort s’acharne

 

A l’issue de ce procès, Jeanne Weber est dans la tourmente. Elle se sépare de son mari qui demande le divorce et est accusée d’avoir tenté d’empoisonner un voisin. Acculée, elle tente de se suicider par deux fois en se jetant dans la Seine. Elle reçoit alors une lettre d’un bûcheron de l’Indre, Sylvain Bavouzet qui, ému par le « martyre moral » subi par Jeanne Weber, lui propose de l’héberger et de s’occuper de son petit dernier, Sylvain-Eugène, souffrant d’une santé fragile. Elle accepte et part s’installer à Chambon. Tout semble se passer à merveille, Jeanne apporte de l’ordre à la maison et s’attire la sympathie des enfants. Elle est sur la voie de la rédemption, mais le jeune garçon commence à ressentir de violentes douleurs à la tête, on pense à une méningite tuberculeuse ou à la variole. L’enfant finit par succomber, et telle une trainée de poudre la nouvelle se répand. Le voisinage ne tarde pas à accuser Jeanne Weber. Pourtant les médecins sont formels, les causes de la mort sont naturelles, mais rien n’y fait et la prétendue meurtrière est conduite à la gendarmerie sous les huées de la foule « Pendons-la ! Mort à la croquemitaine en jupons ! Il faut la lyncher ». Jeanne continue à affirmer son innocence et se dit victime de la fatalité, elle finit par réclamer à grands cris une mort libératrice.