Histoire de la crinoline

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Robe en cage

Dès le XVe siècle, les femmes se parent de robes amples en plaçant sous leurs jupons des cages de roseau, dénommées vertugadins. Progressivement au cours du XVIIIe siècle, ces cages sont remplacées par des paniers d’osiers. Au début du XIXe siècle, les femmes utilisent des étoffes raides comme le crin qui sont appelées crinolines et y superposent des jupons pour donner de l’ampleur à leurs toilettes. Mais cet amas de tissu est très lourd à porter. La crinoline va bénéficier des progrès techniques de la sidérurgie . En 1856, plusieurs brevets sont déposés relatifs à des crinolines en cerceaux métalliques. La paternité de l’invention semble difficile à établir comme le montrent les notices nécrologiques d’Auguste Person (Le Messin : 05/10/1905) et Joseph Thomas (Le Messin, 28/07/1910).

 

Cette cage métallique est certes plus légère mais elle ne protège pas de la chute, comme en témoigne Le Courrier des Vosges du 29 décembre 1864 qui raconte l’histoire d’une jeune fiancée qui tomba à cause du cerceau de sa crinoline, dans lequel elle avait mis son pied. 

La crinoline : une mode sous le Second Empire

C’est sous le Second Empire (1852-1870) que les crinolines métalliques se développent. Napoléon III impulse un nouveau souffle à l’économie par la mise en place de grands travaux comme la modernisation de Paris et le développement du chemin de fer. Ainsi se développe une  bourgeoisie aisée qui peut s’offrir de riches toilettes. Cette époque prospère voit également se développer les grands magasins qui se feront les vitrines de ces robes-cages.

 

L’impératrice Eugénie va être le moteur de cette mode, par ses toilettes raffinées mais surtout par une vie de cour riche de représentations publiques qu’elle va imposer. La garde-robe se codifie avec une tenue pour chaque occasion : opéra, bal, promenade dans les bois… Si les femmes de la cour collectionnent et paradent en tenues élégantes, dans le reste de la France, la crinoline fut adoptée avec un peu de retard, et uniquement pour “s’habiller”. En effet, lorsqu’elles étaient chez elles et pour les obligations courantes, les femmes préféraient les robes demi-amples, plus pratiques. Les petites filles étaient également friandes de ces luxueuses toilettes. Le Courrier des Vosges du 12 juillet 1864 dénonce cette coquetterie.

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