La vie de la foire

Contenu du La vie de la foire

Les attractions et illuminations

Au fil des années les attractions se font de plus en plus variées. À la fin du XIXe siècle, il ne s’agit en effet déjà plus d’une foire uniquement commerciale. Il y a cependant encore de nombreux commerçants, et pas seulement les vendeurs de gaufres ou de nougat. Mais les spectacles et les dioramas, où l’on peut voir des animaux dans leur environnement naturel reconstitué, y tiennent désormais une bonne place. C’est le temps des cirques, des ménageries et des théâtres.

Puis arrive le cinématographe, dont certains pensent qu’il prend trop d’importance. Les monstres de foire ne sont pas en reste mais les nains et autres hommes-éléphants ou femmes-accumulatrices se font plus rares avec le temps. Les manèges sont de plus en plus nombreux. Les montagnes russes de Nancy sont un modèle de sécurité. Les autos électriques, ancêtres de nos autos-tamponneuses, ne tardent pas à faire leur apparition.

Bientôt, les illuminations viennent participer à la magie foraine. Empruntées d’abord à d’autres fêtes en France, elles sont par la suite conçues spécialement pour la Foire de Nancy, avec un thème différent chaque année.

 

Les cousins de Pentecôte

La foire attire toujours une foule nombreuse, de toute la Lorraine et même au-delà. Les Luxembourgeois ou les Francs-Comtois ne sont pas les derniers à se presser dans ses allées. La foule est encore plus nombreuse les jours de fête. On a même un nom pour ceux qui viennent de la campagne à la ville à l’occasion de la foire : "les cousins de Pentecôte". Un journaliste s’essaie même à leur façon de parler dans un article savoureux. D’aucuns trouveront cela méprisant, et d’autres drôle, à vous de juger !

De la foire commerciale à la foire de divertissement ?

On peut regretter les transformations de la foire, qui, de commerciale, devient une foire de divertissement, comme ce journaliste qui oppose le côté marchand, utilitaire des foires d’antan et le côté spectacle des foires de son époque. Cependant, ne sautons pas à pieds joints dans cette critique. En effet, le commerce est encore bien présent à la foire de Nancy, au moins jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. On peut y acheter de la vaisselle, des meubles, des postes de radio, mille autres choses et même des coffres-forts. Les commerçants nancéiens ne s’y trompent pas et finissent par obtenir l’installation d’un Pavillon de Nancy sur le champ de foire, où les produits locaux sont mis à l’honneur.

Contenu du La vie de la foire