La vie des forains

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Sur la route


Hier comme aujourd’hui, la vie des forains se déroule comme les routes qu’ils suivent, d’étapes en étapes. C’est une vie difficile sans doute, car on ne sait de quoi demain sera fait. La recette sera-t-elle bonne et pourra-t-on attirer le chaland malgré le mauvais temps ? Aura-t-on un bon emplacement sur la prochaine foire ?

Leur vie nomade les éloigne également des autres, les sédentaires, ceux qui ne bougent pas et qui peuvent trouver du charme à cette vie qu'ils imaginent. Si les voitures modernes semblent désormais la règle, ce n’est dans la réalité pas toujours le cas : parfois ils n'ont qu'une pauvre roulotte dont les planches disjointes laissent voir le malheur lors d’une mauvaise saison. C’est un choix de vie qui laisse souvent pensifs ceux qui rentrent chez eux dans la même rue, année après année.

Un peu de sociologie
 

Il en est des forains comme du reste de la population : il y a la plèbe et il y a la noblesse. Les saltimbanques ont aussi ce que l’ont pourrait appeler leurs classes sociales et les distinctions n’y sont pas moindres.

Il y a d’abord les commerçants, marchands de confiseries prisées des petits et des grands. Puis viennent les banquistes qui sont les véritables maîtres de la foire, et parmi eux les petits et les grands banquistes. Les petits sont les funambules et les colosses, au-dessus d’eux on trouve les propriétaires d’une petite baraque, et encore plus haut, les propriétaires de théâtres ou de manèges. Viennent ensuite les grands banquistes : ceux qui possèdent de beaux établissements de spectacles, qui peuvent valoir jusqu’à deux cent mille francs et dont les jolies parades font la publicité.

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