Derrière les flonflons de la fête

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Les inconvénients pour les riverains
 

Les riverains du cours Léopold et de la place Carnot se plaignent chaque année des inconvénients pour eux de la tenue de la foire à cet endroit. En effet, la fête se poursuivant jusqu’à onze heures du soir et parfois minuit, la musique et le brouhaha empêchent les honnêtes gens de dormir sur leurs deux oreilles. Ils déménagent alors leurs chambres du côté place vers le côté jardin et glissent peut-être leurs têtes excédées sous un épais oreiller. Ou alors, ils trouvent refuge plus loin dans la ville ou en banlieue chez de la famille ou des amis bienveillants. Certains proposent même qu’on les indemnise pour la gêne occasionnée.

 

Des incidents divers
 

Comme toute fête populaire, la foire de mai n’est pas exempte d’incidents. C’est d’abord un fabuleux terrain de jeux pour les voleurs et pickpockets, et les escrocs s’en donnent à cœur joie. Les tire-laine s’en prennent aux chalands comme aux marchands. Des accidents émaillent également la vie de la foire. On peut tomber d’un manège et se casser une jambe. Si les montagnes russes de Nancy sont sûres, leur démolition l’est beaucoup moins : des ouvriers sont ainsi gravement blessés lors de la destruction du manège après la foire. Des événements plus graves adviennent également : un incendie se déclare un jour à la foire, mais la solidarité n’est pas en reste, et de l’argent est récolté pour dédommager les sinistrés. Enfin, des incidents impliquant les animaux des ménageries arrivent aussi, comme ce singe échappé ou ce dompteur blessé.