Le côté obscur de Carnaval

Rixes et comédies

Si Carnaval est souvent joyeux et bon enfant, l'alcoolisation engendre inévitablement quelques frictions. Des rixes se produisent régulièrement, et les coups parfois pleuvent.
Des scènes comiques se déroulent parfois également. Ainsi de ce clown giflé par une dame furieuse, l'ayant confondu avec un de ses admirateurs dont elle n'était pas satisfaite. Ou encore ce pauvre voiturier dont un polichinelle et des arlequins prirent le chariot pour un char de la cavalcade.
Dégradations de bâtiments et « indécences »  ne sont pas en reste et émaillent souvent les fêtes de Carnaval.

Contenu du Le côté obscur de Carnaval
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Esprits chagrins et interdictions

Carnaval ne remplit pas de joie tous les cœurs, certains esprits chagrins s’interrogent sur la pertinence de telles festivités, qui empêchent les gens de travailler correctement le lendemain du jour dit, et leur donnent de sérieux « malaises capillaires ». Un maire des Vosges interdit ainsi les mascarades sur le territoire de la commune. Les masques ne le prennent cependant pas au sérieux et sortent quand même en joyeuses bandes. Qu'à cela ne tienne, le maire à poigne ramène l'ordre dans sa ville. D'autres interdisent aussi la fête, s'inquiétant des querelles que les joyeux lurons travestis pourraient provoquer.

La guerre passe aussi par là et sous le ciel lorrain assombri par les bombes, l'heure n'est plus à la joie. Les festivités sont alors remises à des temps meilleurs.

La mort de Carnaval

Si les festivités reprennent doucement après la première guerre mondiale, le cœur n'y est plus et n'y sera plus jamais. Les cavalcades s'étiolent . Les confettis et les masques finissent par disparaître, bien que les bals persistent et restent populaires. Plus les années passent et plus on évoque avec amertume et nostalgie les fêtes d'antan, les joyeux masques et le tapis de confettis qui recouvrait les rues. Congé n'est même plus donné aux écoliers. Les traditions se perdent.  Des tentatives de résurrection de la fête ont lieu dans les années 1930 mais la Seconde guerre mondiale semble donner un coup d’arrêt définitif à la fête longtemps célébrée en Lorraine. Carnaval est mort.