Tous les moyens sont bons

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L’être humain a imaginé différentes techniques pour exterminer les loups, du règne de Charlemagne jusqu’au début du XXe siècle.
A partir de 813 ce sont les luparii, ancêtres des louvetiers, qui sont chargés de la traque des loups. Ils utilisent des chiens, des fosses, des crochets et des poudres empoisonnées.
Du Xe siècle jusqu’en 1787 c’est la louveterie, composée de nobles, qui s’occupe de cette chasse. Elle allie alors plaisir et nécessité. Cependant au XVe siècle les ruraux obtiennent le droit de chasser le loup sans que cela porte atteinte au droit seigneurial. En plus des chasses, des pièges furent élaborés. On utilise aussi le poison,  de la strychnine  ou  noix vomique pilée dont l’effet est immédiat. Cependant ce moyen est peu utilisé par les paysans qui ont trop peur pour eux et leurs animaux contrairement aux spécialistes.
Il y a aussi la technique des aiguilles. Elle consiste à glisser dans des abats des aiguilles tordues reliées entre elles. Lors de la digestion elles perceront l’estomac du loup qui aura gobé la viande.  L’hameçon à loup est également caché dans un appât, suspendu assez haut pour l’obliger à sauter. Lorsqu’il s’en empare le piège s’ouvre dans sa gueule qu’il ne peut refermer, le loup se retrouve alors suspendu.
On trouve aussi les traditionnels pièges à loups en métal avec ou sans dents.  
C’est vers 1880 que la population des loups va sérieusement diminuer et pour cause, les paysans patrouillent désormais équipés d’armes à feu à la place de leurs outils. De plus  une exploitation forestière intense, des défrichements, l’installation du réseau ferré en zone rurale perturbent le loup qui rejoint des zones reculées.
Au XIXe siècle la chasse dans les forêts nationales est interdite, ce qui donne lieu au braconnage et les battues deviennent organisées administrativement.