Petits drames dans les bois...

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Dans le récit d’Adolphe Villiers "Petits drames dans les bois", du Mémorial des Vosges paru le 13 septembre 1872, la première partie  du 11 septembre 1872 décrit les aventures d’un  garçon de 7 ans aux boucles blondes, les pieds nus, les cheveux au vent qu’il baptise « fils de la forêt ». Dans la deuxième partie, il  rencontre un loup dans un bois la nuit et se réfugie dans un arbre pour lui échapper. Heureusement il est sauvé par son chien Médor.
L’épilogue nous éclaire sur le sens de cette histoire :  "La solitude des bois a ses drames ; il en est ainsi dans chaque coin du monde où Dieu a jeté une de ses créatures." 


Sous le titre Variétés est publié l’apologue d’Alphonse Daudet (1840-1897) La Chèvre de M. Seguin, tiré du recueil de nouvelles Les Lettres de mon moulin  dans le supplément Le Lorrain n° 288 du dimanche 10 décembre 1905. Ce récit intemporel date de 1866 et narre le calvaire de la chèvre Blanquette qui voulait rejoindre la montagne. Son maître refuse, la séquestre mais elle réussit à s’enfuir et finit une nuit dans les crocs du loup.  

"la cabro de moussu Séguin, que se battégue tonto
la neui erré lou loup, e piei lou matin lou loup la
mangé.
Tu m'entends bien, Gringoire : E piei lou
matin lou loup la mangé."

Ces  contes ont deux points communs : le dénouement se passe toujours à la fin de la nuit et ce besoin de liberté vital qu’ont les protagonistes est toujours puni par la morale de l’époque. La punition pour le jeune garçon qui passe la nuit dans l’arbre, la peur au ventre et la mort de la chèvre. 

Au cours des âges, le loup a été respecté puis redouté et enfin considéré comme une bête à abattre. Mythes et légendes suivent cette évolution qui correspond aussi à l'évolution des sociétés humaines. Il fallut attendre la seconde moitié du XXe siècle, avant que ne soit remise en question la véracité des innombrables récits qui ont fait trembler l’inconscient humain.