Le thermalisme et le tourisme

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Le tourisme thermal

Les villes d’eaux vosgiennes insérées dans des écrins de nature accueillent à partir du milieu du XIXe siècle essentiellement une clientèle française et étrangère fortunée. Pour répondre à leurs attentes, on construit des lieux d'hébergements luxueux, des hôtels, mais aussi des villas. À Contrexéville en 1899, on compte environ 32 hôtels. Pour les curistes au petit budget, qui ont eux aussi le droit de se soigner et de profiter du bon air des montagnes, il existe des solutions d'hébergement abordables. S'agissant des transports, la Compagnie des chemins de fer de l’Est propose à tous ses clients, au départ de Paris, des facilités d’accès aux principales villes thermales et des tarifs intéressants. Elle diffuse dans le même temps, de belles affiches publicitaires vantant les villes d'eaux vosgiennes.

 

Une propagande en faveur du tourisme thermal qui finira après la guerre avec le thermalisme social et les congés payés.

 

Le patrimoine thermal

Les villes thermales vosgiennes, de la Belle Époque à l’entre-deux-guerres, deviennent ainsi des lieux de villégiature et de vie culturelle privilégiés. On y construit non seulement des hôtels prestigieux et des villas, mais aussi des casinos et des théâtres ; on rénove les thermes, les galeries-promenades, les pavillons qui abritent les sources, et on aménage des parcs arborés pour la promenade. Et l'ensemble des édifices et des monuments porte la marque de différents styles architecturaux allant du pastiche à l'Art Nouveau et Art Déco.

 

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Et les travaux sont confiés parfois à des architectes de renom

À Vittel, Charles Garnier, ayant réalisé l’opéra de Paris, donne sa signature à l’établissement thermal en 1884. Il réalise les plans des thermes de la grande galerie, et du casino considéré comme l’un des plus beaux et des plus artistiques parmi les établissements thermaux de France. Il est reconstruit en 1930 par l’architecte Auguste Bluysen avec des décors art déco.

À Contrexéville, en 1885, dans son vaste parc ombragé, un nouveau pavillon des sources remplace celui en bois construit en 1820, et une nouvelle galerie dessinée par François Clasquin, architecte départemental originaire d’Épinal, est exécutée par le ferronnier nancéien Schertzer, sur le style du pavillon Baltard associant le fer, la fonte et le verre, avant d’être détruit et reconstruit en 1909 par l'architecte Charles Mewès (auteur des hôtels Ritz et Carlton) dans le style Renaissance grecque coloré, en y mêlant mosaïque et céramique.
On doit aussi à François Clasquin, le très joli théâtre du Casino inauguré le 1er juin 1900, entre pastiches des siècles passés pour la façade, et baroque pour les décors intérieurs. Il est à cette époque, le haut lieu de la vie culturelle des contrexévillois.

 

L'art déco, le style prédominant de l'architecture thermale

À Plombières, les eaux thermales sont louées par Montaigne mais aussi, au XVIIIe siècle, par Voltaire et le duc de Lorraine Stanislas . En 1878, à la demande de Napoléon III quelques années plus tôt, un casino est construit sur le site thermal sous la direction de François Clasquin. Et pour élever le prestige de l'édifice, ses plafonds accueillent les vitraux de Grüber.
Le bain national et la buvette de facture exceptionnelle sont reconstruits dans le style art déco par Robert Danis entre 1932 et 1935.


À Bain-les-Bains, on reconstruit le Bain de la Promenade entre 1880 et 1885, et on le complète d'un Grand-Hôtel et d'un théâtre qui subit de profondes transformations art déco à partir de 1928.

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