« Paris sous l'eau »

Contenu du « Paris sous l'eau »

La « crue centennale »

Du 21 au 29 janvier 1910, tandis que les Lorrains résistent aux inondations, des trombes d’eau ravagent Paris. La Seine s’engouffre dans les sous-sols et ses galeries uniques au monde où sont installés les centraux de téléphonie, les conduits de gaz et d'électricité flambant neufs. Métropolitain, ponts et quais de gares sont engloutis. La crue fut si exceptionnelle que le niveau maximum atteint au pont de la Tournelle, le vendredi 28 janvier 1910, de midi à minuit, 8m42, est le plus élevé depuis celui de 1658.  

Extinction des feux pour la Ville Lumière

La logistique est désormais inopérationnelle. Le courant manque. Une fois les réverbères soufflés, la survie qui s'organise dans la capitale donne l’impression d’un retour au XIXe siècle. La vie culturelle et sociale est temporairement chamboulée.

Contenu du « Paris sous l'eau »
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Recrudescences fréquentes des eaux

Dès le mois de février, le retrait des eaux à Paris et sa banlieue laisse entrevoir les dégâts : affaissements, excavations, épaves de madriers et de meubles domestiques. Au matin du 8 février, on s’attend au retour de la Seine alors même que son niveau avait baissé et que certaines rues étaient complètement à sec ! Mais c'est en novembre que les inondations reprennent et seulement alors, des dispositifs de renforcement de la sécurité sont envisagés. M. Alfred Picard, président au Conseil d’État, fait éditer un rapport sur les causes et conséquences des crues de la Seine et se charge de prendre la mesure des éventuels risques à venir.