Mort et renaissance des Jeux olympiques au XIXe siècle

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L’origine des Jeux olympiques remonte à la Grèce antique, et leur naissance s’accompagne d'un mythe. On raconte qu’Héraclès en serait à l’origine et qu’il aurait bâti un stade afin de donner une fête en l’honneur de Zeus, son père.

La toute première édition des Jeux olympiques se serait tenue en 776 avant Jésus-Christ, et son succès les aurait amenés à se reproduire régulièrement. Lors de cette compétition, des athlètes s’affrontaient dans des épreuves athlétiques comme la course à pied, le lancer de javelot ou de disque, la lutte, etc., ainsi que dans des courses hippiques.

Cependant les Jeux n’ont pas eu lieu en continuité depuis l’Antiquité : en effet, en 393 de notre ère, l’Empereur romain Théodose Ier ordonna l’abandon des rites et des lieux de cultes païens, ce qui entraîna la disparition des Jeux.

A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, un retour des jeux olympiques fut envisagé par plusieurs pays : la Grèce avec les Jeux Zappas en 1859 et 1870, la France en 1865, ou encore l'Allemagne en 1891.

C’est finalement après un sommeil de 1 500 ans que les Jeux olympiques referont véritablement surface grâce au baron Pierre de Coubertin. Historien et pédagogue français, Pierre de Coubertin a particulièrement œuvré au développement de la pratique sportive en France, et notamment en introduisant le sport dans les écoles. Il faut dire qu’en cette fin du XIXe siècle, après la défaite de la Guerre de 1870, le gouvernement cherche à mettre en avant l’éducation physique des jeunes afin de les préparer à la revanche.

Contenu du Mort et renaissance des Jeux olympiques au XIXe siècle
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Pour aller plus loin, Pierre de Coubertin cherche à rénover les Jeux olympiques et crée dans ce but le Comité International Olympique (CIO) en 1894. Cette organisation est chargée de l’administration des Jeux et choisit les villes hôtes de chaque édition. En outre, depuis ses débuts, la France a accueilli les JO quatre fois, en 1900, 1924, 1968, 1992.

Deux ans après la création du CIO, le 06 avril 1896, seront inaugurés les premiers Jeux olympiques de l’époque moderne, à Athènes (Grèce). Ils se dérouleront dans le Stade panathénaïque fraîchement restauré qui put accueillir plus de 60 000 spectateurs, ce même stade qui avait déjà vu une tentative de résurrection des Jeux avec les Jeux Zappas quelques années auparavant.

À l'occasion de ces tout premiers Jeux olympiques, ce sont 245 sportifs venant de quatorze pays qui vont s’affronter dans neuf sports : athlétisme, cyclisme, escrime, gymnastique, haltérophilie, lutte, natation, tennis, et tir. 

La participation aux Jeux est très cadrée : ainsi sont autorisés à concourir uniquement les sportifs amateurs (exception faite pour l’escrime où une compétition entre maîtres d'armes est organisée), et uniquement les hommes, à l’instar des Jeux antiques. Alors que les femmes sont finalement acceptées dès les Jeux suivants de 1900 à Paris (France), l’exclusion des sportifs professionnels restera en vigueur jusqu’en 1981.

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Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, une autre forme de Jeux voit le jour. À cette époque, le médecin allemand Ludwig Guttman chercha à réhabiliter les grands blessés de guerre. Il organisa alors une compétition sportive entre différents hôpitaux en même temps que les Jeux olympiques de Londres (Royaume-Uni) de 1948. Forte de son succès, cette compétition aura lieu tous les ans, jusqu’à ce qu’en 1960 elle s’intègre aux Jeux olympiques de Rome (Italie). À cette occasion, ce sont plus de 400 athlètes qui feront montre de leurs prouesses dans des « Jeux olympiques parallèles » adaptés à leur handicap. Ainsi naîtront les Jeux paralympiques.