La Lorraine : celle que l'on fuit, celle qui accueille

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Immigration nationale et internationale

Les optants vont souvent choisir de simplement traverser la frontière qui les sépare de la France mais on constate aussi une immigration vers d'autres continents comme aux États-Unis, à San-Francisco. Les chiffres retenus parlent de 540 000 optants : 380 000 restent en France, 160 000 décident de partir à l'étranger.

La Lorraine amputée de la partie annexée est une terre d'accueil importante : des familles sont séparées, alors que des industries continuent leurs activités de part et d'autre de la frontière, des institutions comme la Faculté de Médecine et la Faculté de Pharmacie de Strasbourg sont transférées à Nancy.

En 1866, Nancy compte 50 0000 habitants et entre 1866 et 1876, la ville accueille 16 000 optants.

 

 

 

Les industries

Le territoire d'Alsace-Moselle est considéré comme un centre industriel majeur de l'économie française : textile dans sa partie alsacienne, et sidérurgique en Moselle.

La filière cotonnière du département des Vosges dépend des activités des industriels alsaciens. Avec l'Annexion, de nombreux industriels et ouvriers vont opter pour la France en s'y installant. Les Vosges vont donc profiter de ces compétences et de ces nouvelles entreprises qui s'installent sur le versant lorrain.

La famille de Wendel possède une usine à Hayange, en Moselle : elle se retrouve en territoire annexé. Le site d'Hayange va continuer son activité, et va aussi se déployer dans la ville de Joeuf, juste à côté, mais qui elle, est restée en territoire français. Avec l'Annexion, une partie de la famille Wendel devient donc allemande et l'autre partie opte pour la France : il est reproché aux ouvriers de passer d'un site à l'autre, dans les faits d'un pays à l'autre.