1918 : L'Alsace-Lorraine retrouve la France

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La fin de la guerre marque le retour de l'Alsace-Moselle à la France. Le lecteur suit les derniers jours de l'occupation à Metz et les conditions pour recouvrir la nationalité française pour les habitants de ces territoires. On apprend ainsi que les alsaciennes-mosellanes qui ont épousé un allemand garderont la nationalité allemande : « la femme suit la nationalité du mari ».

La presse participe au devoir de mémoire collective en réexpliquant l'Annexion. Elle fait ainsi l'éloge des instituteurs optants qui sont allés enseigner en France. 

Le mot « revenants » est aussi utilisé pour aborder l'option mais cela de façon péjorative dans la presse alsacienne. Elle annonce le retour des Alsaciens-Lorrains que l'on dénomme « auxiliaires » pour occuper les postes vacants tenus pas les allemands dans les administrations qui nécessitent la maîtrise de la langue française et de la langue allemande. En 1924, dans le journal Le Lorrain, le journaliste argumente avec des propos de Maurice Barrès pour louer les optants qui sont partis et les Mosellans qui sont restés durant l'Annexion et qui ont été « continuateurs de l'esprit français », « gardiens du sol annexé ».

Dans les colonnes de la presse, le lecteur découvre aussi la complexité de ce territoire et sa nécessaire réorganisation. Même avant la fin de la guerre, l'idée d'un état libre d'Alsace-Lorraine est débattue.

En 1925, un article du journal Le Lorrain, parle encore de la réorganisation de l'Alsace et de la Lorraine et de la législation locale. C'est un territoire profondément français, mais totalement singulier par l'usage de ses patois locaux (alsacien et mosellan), et qui revendique ses particularités de fonctionnement acquises pendant cette longue période de l'Annexion.