Le vélo dans tous ses états

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Attention ! les vélos et les cyclistes sont sous surveillance

 

Les vols et accidents de vélo à Nancy sont fréquents et nourrissent les rubriques faits divers de la presse locale. Heureusement, les gendarmes mènent scrupuleusement leurs enquêtes et veillent au grain. Ils n’hésitent pas à verbaliser le contrevenant roulant sans lanterne, sans sonnette ou sans plaque d’identification. Il est d’ailleurs fortement recommandé aux détenteurs de vélos de fixer ladite plaque solidement au tube de direction. Obligatoire depuis 1893, redevable de l’impôt, elle permet en outre aux services fiscaux d’évaluer grosso modo le nombre de vélos en circulation pour chacune des régions de France. Nombre qui ne cessera bien sur de croître avec les années.

 

Le vélo est adopté avant le premier conflit mondial par l'armée française

La création d’une infanterie à vélo est envisagée et encouragée par l’État major français dès la fin du XIXe siècle. En effet aux côtés des bataillons de cavalerie, les cyclistes combattants, très mobiles, contribuent efficacement aux transmissions d’ordres et de renseignements, et constituent, en tant que franc-tireurs, une force d’appoint et d’attaque idéale sur l’échiquier de la guerre.

Toutefois avant la première guerre mondiale, l’infanterie cycliste en est encore à ses balbutiements. Pour former les futurs bataillons à vélo, l’armée française, mais aussi l’Union des Vélocipèdes de France et les sociétés de tir créent et organisent des préparations militaires. Elles se composent essentiellement d’épreuves associant technique de tir, course d’orientation, et course de vélo. L’objectif étant de développer chez le futur soldat, la volonté, l’autonomie, l’endurance, le sens du devoir national et surtout une bonne dose de science militaire.

 

 

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